Plateforme d’apprentissage en ligne et Qualiopi® : quelle(s) imbrication(s) ?

En ce début d’année 2021, nous pouvons, une nouvelle fois, redéclencher le compteur : dans 12 mois jour pour jour, les organismes qui ne seront pas certifiés sur les actions qu’ils délivrent n’auront pas ou plus accès aux fonds publics et/ou mutualisés.

Ce « permis de travailler » que l’on appelle Qualiopi® peut être également l’occasion de (re)voir son organisation, sa méthode de travail, et même faire le « point » sur sa stratégie de développement, notamment dans cette époque particulière qui a bouleversé rapidement les pratiques en matière de formation professionnelle pointant la digitalisation comme axe primordial.

Digitaliser, que l’on soit bien d’accord, ce n’est pas transposer votre séance réalisée en « vrai » via un outil de visio conférence. Digitaliser, c’est repenser votre formation en intégrant pleinement l’outil numérique dans votre processus d’apprentissage. 

Dans cette optique, l’acquisition et l’utilisation d’un « Learning Management System »  dit « LMS » (plateforme d’apprentissage en ligne) est au cœur de nombreuses réflexions. Mais concrètement, qu’est-ce que peut m’apporter cet outil dans la préparation de ma certification Qualiopi® ? Nous allons vous apporter quelques éléments de réflexion 👇

INFORMER (Critère 1)

Certains LMS vous permettent de créer une page vitrine présentant la ou les formations que vous allez dispenser ; si vous n’avez pas de site internet, où si vous souhaitez orienter votre activité de formation sur un autre espace dédié, cette possibilité peut être intéressante pour « diffuser une information accessible, exhaustive, détaillée et vérifiable sur les prestations proposées ». Chez Opens, nous avons opté pour Moodle, et créé notre plateforme dédiée : learn.open-s.fr, ce qui nous permet de diffuser les éléments liés à nos formations (voir notre exemple)

REALISER (Critère 3)

Dans ses fonctionnalités, vous retrouverez l’envoi de mails pour avertir vos stagiaires de leurs inscriptions et des conditions de déroulement – le petit plus ? Cette fonctionnalité peut très souvent s’automatiser. Bonheur ! Adieu le réveil en pleine nuit car on a oublié d’envoyer les convocations aux stagiaires. Et très bel élément de preuve qui montre une récurrence dans le fonctionnement. 

Un LMS permet également de « prouver » la mise en oeuvre, le suivi et l’adaptation de la formation, ainsi que l’évaluation des objectifs : des modules, comme les forums, chats, QCM, badges de validation des compétences … jalonnent le parcours de formation et permet au formateur de suivre l’avancée de ses stagiaires. Un LMS permet également de stocker et de diffuser des documents pédagogiques, pour permettre aux stagiaires de se les approprier.

Les notifications de votre plateforme vous servent également à prévenir les désengagements de vos stagiaires ; avec Learn, je reçois un email dès qu’un stagiaire ne s’est pas connecté au bout d’une semaine – je peux alors agir et le contacter pour comprendre le pourquoi du comment.

S’AMELIORER (Critère 7)

Un LMS vous permet également de créer et centraliser le recueil des appréciations et des réclamations ; vous pouvez extraire les éléments, pour ensuite les analyser et agir en conséquence. 

Ne pas négliger l’humain…

Vous l’aurez compris, un LMS est un outil qui, par sa nature, vous oblige à formaliser, puisqu’il en a besoin pour fonctionner. Mais derrière l’outil, il y a l’homme ! Cet élément ne doit jamais être oublié : sans configuration ni consigne de votre part, un LMS n’aura aucune utilité. J’aime souvent faire l’analogie avec les moteurs de recherche – faites l’expérience et ouvrez une page de votre navigateur. Si vous n’adressez aucune requête, orale ou écrite, l’outil le plus puissant du monde ne vous servira strictement à rien. 

Et vous, qu’utilisez-vous (ou que pensez-vous utiliser) comme outil pour digitaliser vos formations ? Vous pouvez partager vos expériences en commentaires 👇

 

2 Commentaires sur “Plateforme d’apprentissage en ligne et Qualiopi® : quelle(s) imbrication(s) ?

  1. Michel Baujard says:

    Bonjour. Votre approche est intéressante. Mais elle est parsemée de quelques fautes de français qui la dévalorisent un peu, et c’est dommage. Enfin, vous faites une erreur très dévalorisant également, car Qualiopi n’est en rien un quelconque « permis de travailler », fonction du Numéro de Déclaration d’Activité. C’est une clé d’accès aux financements de prestations de développement des compétences. Ce qui n’est pas la même chose. Bonne journée et bonne année.

    • VIRGINIE CHRISTEN says:

      Bonjour Michel,
      Belle et heureuse année 2021 également !
      Effectivement, je vous remercie d’avoir souligné les quelques fautes, je viens de les corriger (l’amélioration continue se mesure dans chaque action au quotidien 🙂
      En ce qui concerne votre remarque sur le « permis de travailler », comme vous pouvez également le constater, il est indiqué entre guillemet – si vous avez suivi d’autres de mes publications, et même l’article en général, vous constaterez que je défends la philosophie de la certification bien au delà d’un permis de travailler. Mais il est vrai que pour la majorité des organismes de formation que je rencontre, et pour lesquels j’ai travaillé, les financements publics/mutualisés des prestations concernent en moyenne 85% de leur marché – difficile de ne pas entrevoir, en premier lieu, la certification autrement que comme un « passage » obligatoire pour continuer leurs activités. Nous essayons d’aller au delà, pour ceux qui le souhaitent, et je constate, à travers vos publications et d’autres sur les réseaux, qu’il y a des succès à saluer, notamment quand je lis des témoignages d’organismes qui sont satisfaits d’avoir amélioré leur quotidien en travaillant sur cette certification. Au plaisir

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